Fanny Dumas a commencé dans le domaine du durable en participant à diverses activités : WWF, Festival du Film Vert. Elle se lance avec deux autres collaborateurs dans le développement d’une plateforme qui regroupe les commerces orientés vers des pratiques éthiques.

 

 

Comment a émergé cette idée de faire de la mode éthique?

Fanny, sensibilisée à la polémique de la mode, remarque que cette industrie n’est pas aussi glamour en coulisses que sur le devant de la scène. La révélation lui vient lorsque dans la cabine d’essayage d’une grande enseigne elle se rend compte que pour fabriquer un vêtement, payer les matières premières ainsi que les employés… Il devait y avoir des concessions. Elle se fie à Public Eye (auparavant déclaration de Berne) qui publie des recherches sur l’impact des grandes entreprises suisses à l’étranger et comprend les rouages derrières les paillettes de cette industrie. Entre temps, elle se forme au WWF & SANU Future Learning à Bienne, une école qui propose des modules certifiants dans les métiers environnementaux. Entourée d’Isa Boucharlat, Luc-Philippe Gendre, Gaëtan Büser et Mathieu Voisard qui partagent sa consternation face à cette industrie de la mode, les 5 étudiants doivent développer un projet pour leur diplôme de conseiller en environnement et en communication. Ils s’unissent autour de cette idée et remarquent que les solutions existent déjà ! Elles sont juste mal répertoriées. Les petits commerçants ne savent que peu manier les outils de marketing et de communication, alors que leurs concurrents ne l’ont que trop bien compris !

L’idée est simple. Ils commencent avec un sondage qu’ils envoient simplement à leurs contacts personnels. Après un succès couronné par près de 500 sondages remplis, ils n’hésitent plus et se lancent.

 

La plateforme : des commerçants et des produits dont nous connaissons la provenance

Nos 5 coéquipiers, motivés et engagés sur tous les fronts, recensent plus de 300 créateurs, boutiques, vide-dressings, les magasins de second-hands et artisans qui sont capables de vous faire découvrir les produits, de vous les vendre, revendre et même les réparer. En prime, ils partagent des astuces pour augmenter la durée de vie de vos pièces fétiches. Le principal atout de leur plateforme ? Ils veulent que les consommateurs soient mis au courant de la composition, de la provenance de leurs produits et du traitement des employés qui les ont confectionnés.

 

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« Être bien habillé c’est beau, mais ce qui l’est plus encore c’est d’avoir la conscience tranquille ! »

 

L’industrie et la polémique ? Les labels autogérés ? Qu’est-ce qu’on veut nous faire gober ?

Le problème, pour Fanny, réside dans le fait que les industries bradent les prix pour que l’on puisse acheter plus. Le déroulement logique ? Cela se répercute sur la qualité du vêtement, mais surtout sur la qualité de vie des employés dans les pays en voie de développement qui les produisent. Les habits sont tellement usés après une saison qu’il n’est même plus possible de les revendre dans un vide-dressing.

Fanny nous explique qu’il existe une multitude de labels qui s’intéressent à la toxicité des vêtements comme Ökotex et aux conditions de travail des employés comme GOTS. Mais ils ne se cantonnent pas qu’à cela. Certains petits producteurs ne peuvent pas se le permettre administrativement et financièrement, d’où l’utilité de faire du cas par cas. En ce qui concerne les grandes entreprises, il y a aussi du bon ! Par exemple, la ligne Naturaline de la Coop qui est labélisée GOTS, Ökotex et BioRe pour le coton bio. Pour la surveillance, les ONG comme Public Eye (protection des droits humains, auparavant déclaration de Berne) se charge de mener les enquêtes.

 

« L’important reste le fait que nos labels soient indépendants ».

 

Les mauvais élèves sont les auto-labels, créés et financés par une marque pour elle-même. Cela signifie qu’ils peuvent, en fonction de la production, ajuster les standards.

Un documentaire américain, « The True Cost » de Andrew Morgan, traite de cette polémique dans sa globalité. Ce qui peut intéresser les fashions victimes ! Il est disponible sur Netflix, sur l’Apple Store ou encore lors d’évènements comme le Festival du Film Vert.

 

Le financement du projet : WE MADE IT!

A force de chiner, fouiner et visiter, FAIR’ACT s’entoure d’un solide réseau de connaissances qui les soutient et fait parler d’eux. Lorsque le bouche à oreille touche 300 partenaires, la diffusion est grande et rapide ! Dans le secteur du développement durable. l’on croit dur comme fer au crowdfunding pour rester indépendant. Ils choisissent la plateforme de financement WEMAKEIT et décident de collecter quelques 8’000 CHF pour financer leur projet.

 

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Quelques bonnes adresses!

A la Fonderie 11 : Rondechute, Graphein & Kieed, et d’autres

 

Les frères Giovannini, navigateurs passionnés depuis l’enfance, décident d’utiliser les vieilles voiles qu’ils récupèrent auprès de leur amis et connaissances pratiquant ce sport. Petit à petit, ils se mettent à la couture et confectionnent des sacs avec cette matière première de haute qualité. Actuellement, ils ont installé leur atelier à la route de la Fonderie, à côté de Fri-son.

On y retrouve aussi Freitag, représenté par le revendeur Graphein à Fribourg, que l’on connait bien avec ces sacs en PVC recyclé et qui lance maintenant une ligne de vêtements à base de Lyocell et de Modal qui sont des matières composées de fibre de cellulose. En tant qu’indépendant, Graphein imprime actuellement les T-shirts fribourgeois par excellence imaginés par le groupe « Kieed ».

 

A l’exemple de Rondechute, les frères Giovannini navigateurs passionnés depuis petit, décident d’utiliser les vieilles voiles qu’ils récupèrent auprès de leur amis et connaissances passionnés par ce sport. Petit à petit, il se mettent à la couture et confectionnent des sacs avec cette matière première de haute qualité. Actuellement, ils ont installé leur atelier à la route de la Fonderie, à côté de Fri-son.

Un collectif d’artiste s’y est d’ailleurs rassemblé !

 

On y retrouve aussi Freitag, représenté par le revendeur Graphein à Fribourg, que l’on ne connait que trop bien avec ces sacs en PVC recyclé, qui lance maintenant une ligne de vêtement composé de Lyocell et le Modal qui sont des matières composées de fibre de cellulose. Pour les vêtements, toutefois, il faudra encore se rendre à Lausanne. Graphein en tant qu’indépendant imprime actuellement les T-shirts fribourgeois par excellence imaginés par le groupe « Kieed » que vous pouvez admirer ci-dessous.

Natur Pur

Cette boutique à la Grand-Rue 53 à Fribourg, propose des habits basiques, pour les grandes occasions et pour le sport. Leur matière première fétiche est la fibre de chanvre.  Les propriétés de cette plante sont intéressantes : filtrage des UV à 95% (30-50% pour les matières synthétiques), séchage rapide, haute résistance à la casse. Aucun traitement chimique n’est nécessaire pour cette fibre robuste, une belle alternative pour lutter contre la toxicité des vêtements !

 

Bottega Ethica

Vous trouverez cette boutique à la rue de Lausanne. La propriétaire fait toutes les recherches en relation avec la provenance des produits, la fiabilité des fournisseurs et vous trouve les articles qui vous correspondent si quelque chose venait à manquer. Il y a vraiment de tout : accessoires, jouets, mode et chaussures.

 

Aiguilles à Malice

C’est un petit commerce de vente de laine de qualité supérieure se trouvant également à la Grand-Rue. Un grand choix vous attend, que ce soit pour les patrons et les modèles ou pour les couleurs. Vous pouvez y aller acheter votre première pelote, vous y installer et être guidé tout au long de votre confection. Il y a même des rendez-vous thé & tricot les mardi et jeudi soir !

 

 

Nikolina L.

Sources:

  • http://www.allocine.fr/film/fichefilm-238309/photos/detail/?cmediafile=21251883
  • https://www.youtube.com/watch?v=4YZiEb-JBFM